08/03/1990 / Dijon/France
Paris / Aubervilliers
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studiolukejames@gmail.com
Luke James a grandi dans des maisons en construction, au sein d’une famille où le faire soi-même n’était pas un choix, mais une nécessité. Beaucoup de ses œuvres trouvent leur origine dans cette expérience. Guidé par l’intuition et le volontarisme, il joue sur l’alternance entre le micro et le macro, partageant ainsi son univers. Il a besoin de toucher, d’être actif dans l’atelier pour capter et révéler les intuitions les plus curieuses, mystérieuses, magiques et ordinaires.
L’artiste cherche à dévoiler la dualité de chaque chose : le recto et le verso, le devant et le derrière, le pile et la face, l’intérieur et l’extérieur, la vitre et le miroir, le creux et le plein. Assembler, chahuter et partager semblent être les intentions majeures du travail de Luke James, artiste singulier dont la pensée oscille entre un minimalisme généreux et une magie conceptuelle. Découvert il y a quelques années grâce aux Révélations Emerige, son œuvre a depuis tracé son chemin. Il explore les tensions entre le monde et ses jeux, entre l’insolence et l’effroi, devenant ainsi l’auteur de sa propre prédation. Une frugalité palpable émane de Luke James, une énergie qui circule de son corps vers son travail. Il est l’auteur de son propre combat, portant épée et bouclier. Il chauffe, presse, coupe la matière, qui lui rend chaque coup, le pique, le brûle et lutte avec lui.
Assembler est au cœur de nombreuses de ses sculptures, qui forment une sorte de famille. Il associe des matériaux parfois lourds, parfois légers, cherchant toujours un équilibre : que le haut n’écrase pas le bas, que les grandes bouches ne dominent pas les plus fines ou celles qui n’ont rien à manger. C’est ainsi qu’il questionne le genre humain. Son travail interroge constamment les attitudes anthropomorphes, que ce soit à travers les figures animals ou celles de l’Homme. Elles nous racontent quelque chose de familier, mais leur minimalisme singulier les rend à la fois bavardes et silencieuses. Il faut toujours chercher avec le corps ou avec le regard.
Chahuter, c’est presque bousculer. Pour l’artiste, cela a un lien direct avec le corps et la sculpture. Depuis toujours, Luke James exprime un besoin de mouvement, d’activité. “C’est ainsi que je manifeste ma joie ou ma colère” s’expriment t’il. L’introduction de matériaux tels que des cartes à jouer, des billes, des dés ou des pièces de monnaie devient un point central dans ses compositions, où ils côtoient des matières solides comme le bois, la pierre, la céramique, le verre, la cire ou le plomb. Ces objets symboliques nous renvoient aux natures mortes et aux vanités, traduisant ainsi notre rapport au monde, à la fois domestique et universel.
Partager est aussi une manière pour lui d’appréhender le monde. Bouteilles, fruits et jeux font partie de sa « famille d’esprit ». L’artiste est un joueur, cela ne fait aucun doute. Ses sculptures, notamment ses bouteilles de vin, résonnent avec ses racines bourguignonnes. Une bouteille peut servir de jumelles pour observer au loin, mais une fois multipliée et mise en scène, elle peut devenir une piscine ou un mirage. Une forme de tendresse se dégage de ses œuvres, qu’elles soient solides ou souples. Luke James est comme le vin : plein de surprises et révélateur de différentes facettes de nous-mêmes.
Comme ses masques en plomb ou en céramique, il incarne la dualité, cherchant à émerveiller le monde. Son travail est marqué par des motifs récurrents : l’empreinte, le cercle et la croix, autant de symboles qui peuvent revêtir différentes significations. L’artiste les réinvente sans cesse, les abordant à chaque fois sous un angle différent, comme un jeu aux règles immuables, mais dont chaque partie recommence à zéro. C’est le dessin d’une maison où le crayon ne quitte jamais la feuille, la bille ou l’anneau que le bec d’un oiseau collecte, ou encore celui de l’œilleton d’une porte. Les pin’s, les médailles olympiques, le tic-tac-toe… tous ces éléments sont intimement liés à la spiritualité. L’artiste se situe entre plusieurs mondes. Peut-être se perd-il volontairement pour chercher son propre chemin de croix ? Un cercle ? Tel un serpent qui se mord la queue, son œuvre évoque un cycle éternel. La croix devient un repère, une promesse de découverte, comme un trésor caché.
Luke James expose très tôt après sa sortie de l’ENSBA Lyon en 2015. Il présente son travail en Asie (Chine, Japon), aux États-Unis (Los Angeles) et en Europe (Belgique, Espagne, France). Il est nommé pour des prix prestigieux destinés aux jeunes artistes, tels que les Révélations Emerige et le salon de Montrouge.
Luke James grew up amid houses in the making — in a family where building things by hand was not a choice
but a way of life. Much of his work springs from that formative experience. Guided by intuition and resolve, he moves between the micro and the macro, unfolding a world that is at once intimate and expansive. His practice is rooted in touch, in physical engagement with materials — a way of drawing out the most curious, mysterious, magical, and ordinary intuitions. His art seeks to reveal the duality of all things: the front and the back, the seen and the unseen, the head and the tail, the inside and the outside, the glass and the mirror, the hollow and the full.
Assembling, disrupting, and sharing form the core of Luke James’s artistic language. His work oscillates between a generous minimalism and a conceptual form of magic.
First discovered through the Révélations Emerige, he has since carved out a singular path. His sculptures navigate the tension between play and the world, between irreverence and awe, becoming the site of his own creative struggle. There is a palpable frugality in James’s presence — an energy that flows from his body into his materials. He is both warrior and witness: heating, pressing, cutting, shaping matter that resists him, bites back, burns, and pushes against his hand. At the heart of his practice lies the act of assembling. Many of his sculptures form families — fragile ecosystems where heavy meets light, and balance is always at stake. The top must not crush the base; the large mouths must not silence the smaller ones, nor those with nothing to feed upon. Through these precarious harmonies, James questions the human condition. His works often blur the line between animal and human, familiar yet uncanny — both eloquent and silent in their minimalist restraint. To understand them, one must look not only with the eyes, but with the body.
To disrupt is, for James, an act of movement — almost a dance. Sculpture, for him, is inseparable from the body’s impulse to act. “It’s how I express joy and anger,” he confides. His compositions often include playing cards, marbles, dice, and coins, placed alongside raw materials like wood, stone, ceramic, glass, wax, or lead. These symbolic objects evoke still lifes and vanitas, echoing our domestic and universal relationships with the world — where play and mortality intertwine.
To share is another way of inhabiting the world. Bottles, fruits, and games belong to what he calls his “spiritual family.” James is, undeniably, a player. His sculptures — particularly his wine bottles — recall his Burgundian roots. A bottle might serve as a pair of binoculars, or, when multiplied and staged, transform into a pool or a mirage. A tender humor runs through these works, whether they are rigid or supple. Luke James, like wine, reveals himself in layers — full of surprises, and a reflection of our own multiplicity. His masks, in lead or ceramic, embody duality and the desire to re-enchant the world. Recurring motifs mark his practice — the imprint, the circle, the cross — each a symbol open to infinite interpretations. He continually reinvents them, approaching each anew like a game whose rules never change, but whose every round begins afresh. It might be a house drawn without ever lifting the pencil, a marble or a ring collected by a bird’s beak, or the peephole of a door. Pins, Olympic medals, tic-tac-toe — all are charged with quiet spirituality. James stands between worlds, perhaps deliberately losing himself to find his own path of the cross — or perhaps, a circle. Like a serpent swallowing its tail, his work evokes an eternal cycle. The cross becomes a marker, a promise of discovery, a hidden treasure.
Since graduating from ENSBA Lyon in 2015, Luke James has exhibited internationally — in Asia (China, Japan), the United States (Los Angeles), and across Europe (Belgium, Spain, France). He has been nominated for several prestigious awards for emerging artists, including the Révélations Emerige and the Salon de Montrouge.
EDUCATION
2018
_ Research program, Center of Contemporary Art, CCA Kitakyushu/JPN
2015
_ MA, ENSBA, Lyon/FR
2013/2014
_ Internship Studio Oscar Tuazon, Los Angeles/USA
2013
_ BA, ENSBA, Lyon/FR
PERSONAL EXHIBITIONS
2026
upcoming _ Brute Neighbors, Le KAB, Paris/FR
upcoming _ TELEPHONE LIAISON, Public Sculpture, Paris/FR
upcoming _ Saints, Domaine Sorinne, Cheilly-les-maranges/FR
2024
_ VITRINE, Massimo Dutti, Cannes/FR
2023
_ BLUE BLOU, Paris/FR
_ L’ombre et son oiseau, Art-3 Valence/FR
2018
_ Deux continents, Parcours Saint Germain, Paris/FR
2017
_ Hooded Figures, Swatch Art, Shanghai/CH
_ La recherche du pain oublié, with Elvia Teotski, Contemporary Art Space Le Bel Ordinaire, Pau/FR
2015
_ A good rule for living in a small space, Homesession, Barcelone/ES
GROUP EXHIBITIONS
2026
upcoming
_ Natures, Anciennes Tanneries, Autun/FR
2025
_ Artais, Galerie Roméro Paprocki, Paris/FR
_ Bord de terre, bord de mer, Rocabella, Le Pradet/FR
2024
_ Prix Novembre à Vitry, galerie municipale Jean-Collet, Vitry/FR
_ Kindred Spirits, 62 rue Charlot, curated by Luke James, Paris/FR
_ Nord-Est, une cartographie des résonances, Project with Yvannoé Kruger, POUSH, Paris/FR
_ In sole ambulare, TheMerode, curated by Emmanuelle Indekeu, Brussels/BE
_ Double exhibitions: Plates & Creuses + Mi-Cru / Mi-Cuit, galerie HYPERBIEN, Montreuil/FR
_ F for Franz, STRIKE, Paris/FR
_ Les doigts lutins, with Hugo Pernet, Maxime Testu, Paris/FR
2023
_LE GRAND SHOW, curated by Pepo Salazar & Archie Chekatouski, Glassbox, Paris/FR
_TANDEM(s), duo with Katinka Bock, Migennes/FR
2022
_Cendar Brussels, Galerie Zotto, Brussel/BE
2021
_ Prix Horizon, galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Etienne/FR
_ VENDREDI BLANC, trio with Mar Garcià Albert, Andréa Spartà, in the studio, Paris/FR
_ Bagarres, galerie HYPERBIEN, Montreuil/FR
_ ACME VISION, SB34thepool, Brussel/BE
_ ???, trio with Maxime Delhomme, Anthony Plasse, in the studio, Paris/FR
_ Snow, Flowers and Fire, Villa Empain - Fondation Boghossian, Brussel/BE
2020
_ Summer in Love, curated by Sam Samore & OV Project, Brussel/BE
2019
_ Artists in architecture, BOZAR, Brussel/BE
_ Le marbre et le sang, IAC collection, Brou/FR
_ Confiture & Courbature, duo with Katinka Bock, in the studio, Bruxelles/BE
_ Art Contest, Vanderborght Building, Bruxelles/BE
_ Artist Series VENICE ART PROJECTS invite L.E.M.O.W. Editions & Multiples, Venise/IT
_ Une main, Trois dès, trio with Emile Rubino, Lucien Roux, in the studio, Bruxelles/BE
_ Clôture, Arondit, Paris/FR
2018
_ Quand le sage désigne la lune, Arondit, Paris/FR
_ Partout mais pas pour très longtemps, curated by INHA, ELAC-Perrache Lyon/FR
_ Everything is wrong, Everything flows, Center for Contemporary Art Kitakyushu/JPN
2017
_ En forme de vertige, Emerige Prize, curated by Gaël Charbau, Paris/FR
_ Ubique, les vacances immobiles, GlassBox, Paris/FR
2016
_ 61ème Salon d’art contemporain de Montrouge, curated by Amy Barack, Paris/FR
2015
_ Within one’s grasp, curated by Majà Ciric. “In a convivial mode”- BAR project, Barcelone/ES
_ Prix de Paris, Galerie d’essaie, Lyon/FR
_ How do we get this done and where do we find the material, Réfectoire des Nonnes, Lyon/FR
2014
_ La Planque, curated by Judicaël Lavrador, Le Mur, Lyon/FR
_ Liquor Store, curated by Pentti Monkonnen et Liz Kraft, Paradise Garage, LA/CA
2013
_ Fontana, ae, Saint-Gengoux le National/FR
_ Au bout, le Sud ..., CAP Saint-Fons/FR
2012
_ Nuit des musée, Musée de la chasse et de la nature, Paris/FR
PUBLIC SCULPTURES
2019
_ Sole per Sol, Sole per Sol, collaboration BOZAR Brussel, Sol & Carole's Lewitt House, Praiano/IT
PRIZES & GRANTS
2022
_ AIC DRAC Ile-de-France/FR
2019
_ Nominated for Art Contest, Vanderborght Building, Bruxelles/BE
2017
_ DRAC, Individual grant for artist, Rhône-Alpes/FR
_ Nominated for the Revelation Emerige, Paris/FR
2015
_ Nominated for the Prize of Paris, ENSBA, Lyon/FR
_ Nominated for the Prize Linossier, ENSBA, Lyon/FR
2014
_ Grant Adéra Rhône-Alpes for being assistant studio Oscar Tuazon, Los Angeles/CA/US
RESIDENCIES & FELLOWSHIPS
2026
upcoming
_ Fondation CAB, Brussel/BE
2025
_ Ceramics residency ROCABELLA, TOULON/FR
2021
_ Villa Empain - Fondation Boghossian, Brussel/BE
2019
_ BOZAR Brussel Artist in residency, Sol Lewitt House, Praiano/IT, invitation by BOZAR Brussel, Fundació Mies van der Rohe (Barcelone), Università degli Studi di Napoli Federico II( Naples)
2018
_ Fellowships Research Program, Center for Contemporary Art Kitakyushu/JPN
2017
_ Swatch Art, Shanghai/CH
_ Contemporary Art Space Le Bel Ordinaire, Pau/FR
2015
_ Homesession in collaboration with Art-3 Valence, Barcelone/ES
PUBLICATIONS
2021
_ Bagarres, co-édité par the Drawer et HYPERBIEN, Montreuil/FR
_ Exchange, Art-3 + Homesession, Valence/FR+Barcelone/ES
2020
_ The Drawer, revue de dessin, Volume 18, Jaune / Yellow, Editeur TheDrawer, Paris/FR
2019
_ HART 197 special Novembre 2019, Editeur Hart-Magazine, Brussel/BE
_ Improvisation rules, Homesession, Barcelone/ES
_ NUKE, co-editated with Art-3 Valence/FR, design graphique by atelier Pierre-Pierre, Paris/FR
_ 5 years, Editeur Fondation Emerige, texte rédigé par Julie Ackermann, Paris/FR
_ Tumulte, Invitation for a project by Katinka Bock/Anticipations Lafayette, Paris/FR
2018
_ Everything is wrong, everything flows, Editeur CCA Kitakyushu/JPN, Graphic design by Pierre-Pierre, Paris/FR
_ Partout mais pas pour très longtemps, Editor ENSBA Lyon/FR, Graphic design by Alex Badiu
2017
_ Qui sont les stars de demain ? Par Judicaël Lavrador, Éditor Beaux-arts magazine
_ Exhibition book, Révélation emerige, text by Marine Rellinger and Ingrind Luquet-Gad, Paris/FR
2016
_ Exhibition book, 61th Contemporary art Salon of Montrouge, Paris/FR
2015
_ Stand For Self-Reliance, Luke James, Editor Ensba Lyon, graphic design by Pierre-Pierre, Paris/FR
CONFERENCES, WORKSHOPS & PROJECTS
2019
_ Tumulte, invitation by Katinka Bock/Anticipations Lafayette, Paris/FR
_ Conference, Elena Mazzy & Lena Seraphin & Luke James, M'Arte, Cultural Center, Praiano/IT
_ Workshop during "Le marbre et le sang", IAC collection, Brou/FR
2017
_ Conference, médiathèque André Labarrère, Pau/FR
2016
_ Workshop and conference for the students of the Marie-José Burki studio under the collaboration of Charlotte Moth, ENSBA, Paris/FR
2015
_ Workshop and conference, Escuela de Bellas Artes de Barcelona/ES